Faire le point

DES QUESTIONNAIRES POUR SE FAIRE UNE IDÉE :

Contexte numérique

Regards sur la place des écrans dans votre foyer

Pratiques éducatives

Regards sur votre façon de gérer les écrans à la maison

Usages perso

Regards sur vos propres usages des écrans


En collaboration avec la société SERENWAYS, nous avons mis au point un ensemble de 4 questionnaires en ligne pour permettre aux parents d'évaluer leur situation et trouver des idées d'amélioration s'il y a lieu. 

1.   Connaissance de ce qui se trame derrière les écrans,

2.  Évaluation de la place accordée aux écrans à la maison,

3. Pratiques éducatives vis à vis des écrans,

4. Usages personnels des parents.


Une partie de ces questionnaires fait partie de l'ouvrage " Etre parent à l'ère des écrans " qui paraîtra au mois de mars 2019 aux Editions DANGLES et est utilisée ici avec leur aimable autorisation.

quelques RÉFLEXIONS sur L’ÉTENDUE du PROBLÈME :

On commence à s’émouvoir de l’impact des écrans connectés sur le comportement des enfants et des jeunes. De l’interdiction des portables à l’école, au nouveau carnet de santé, aux engagements de certains opérateurs à accompagner les familles, la notion de santé publique émerge chez nos gouvernants et dans les médias. Des psychosociologues évoquent une génération sacrifiée. 

Et si le temps d’écrans des enfants et des jeunes révélait un déficit éducatif ?

Et s’il pointait du doigt un déni de responsabilité concernant les adultes et les parents ?

Et si le processus addictif était rappelé pour ce qu’il est, un processus émotionnel ?

Et si les difficultés de régulation du temps d’écran auxquelles tant de familles sont confrontées était un mélange de déficit éducatif et de méconnaissance émotionnelle ?

En une dizaine d’années, toutes les générations ont été impactées par le smartphone. Si la dépendance des octogénaires à leur smartphone n’émeut personne, il y a des questions à se poser quant au niveau d’information dont disposent les adultes sur l’impact de ces appareils sur leurs enfants et leurs jeunes. 

Et, on ne le dit pas assez, notre époque révèle un gros paradoxe : s'il apparaît de bon ton de critiquer les usages envahissant des smartphones, l’envie de se déconnecter n’est pas aussi flagrante que les articles consacrés à ce thème le laissent entendre.

  • 84 % des français sont technophiles et pensent que le fait d’être connecté a plus d’avantages que d’inconvénients.
  • Ils possèdent en moyenne au moins 3 écrans, et ils sont près des deux tiers à passer leur temps sur les écrans par plaisir ou pour des motifs personnels (sauf les cadres en entreprises).
  • Ils ont tendance à se déclarer « accros » à leur smartphone tout en déclarant par ailleurs faire montre de prudence.
  • Ils sont demandeurs de nouveaux développements via l’Internet mobile, mais sont 72 % a penser qu’il serait bénéfique pour leur santé de limiter le temps d’écrans et sont demandeurs de mesures de limitation en entreprises et pour les enfants !
  • Mais ce sont les parents d’enfants de moins de 10 ans qui se révèlent être les plus gros consommateurs d’écrans ...

Le problème du smartphone, c’est peut-être d'abord celui des autres : nos conjoints, nos chefs, nos voisins de wagon ou de restaurant, nos enfants. Bien qu’un certain conformisme nous pousse à stigmatiser la nomophobie (« No mobile phobie » : la peur de ne pas avoir de mobile), nous ne pouvons pas nous passer de nos smartphones et nous n’avons pas beaucoup envie d’essayer. Le spectacle de ces foules les yeux rivés sur leur écran dans la rue, les transports en commun, les restaurants, les soirées entre amis ou en famille, les cinémas, les concerts, nous surprend nous-mêmes. Les médias s’en font l’écho. Mais après qu’on ait dénoncé ce nouveau fléau, chacun retourne à ses propres routines et personne ne modifie ses usages compulsifs.

 

A peu près tous les parents sont concernés par le phénomène chez leurs enfants et leurs jeunes, à des degrés divers d’inquiétude, d’agacement ou de découragement. Mal informés sur l’univers numérique dont ils sont pourtant de fervents utilisateurs. Prêts à abandonner leur rôle devant la vitesse à laquelle la technologie évolue et celle à laquelle leurs enfants se l’approprient.

Il est frappant de constater que cet extraordinaire outil de communication a parfois pulvérisé le dialogue, le partage, le fait de faire et de vivre des choses ensemble, en famille.

Et, pour la plupart des parents, une inquiétude sourde et tenace quant à la « normalité » de leur situation familiale vis-à-vis des écrans.

 

C'est donc la vocation que s'est fixée ce site d’assembler des ressources concrètes pour agir, accessibles à tous les parents, des éléments d'information et de compréhension et des questionnaires destinés à susciter une réflexion sur la situation de chacun.

 

Une réalité sans le numérique appartient désormais au passé. Garder le contrôle des écrans pour nos enfants, c’est se donner les moyens de faire avec les écrans, non pas en devenant spécialiste de ces technologies, mais en demeurant spécialistes de ce que nous sommes en tant que parents : des éducateurs !

Et ce rôle est plébiscité par les jeunes eux-mêmes. Ils sont presque 50% à faire d'abord confiance à leurs parents pour les informer sur les dangers des addictions.