Selon vous, un usage trop intensif des écrans représente-t-il un danger ?

 

 

C'est la réponse 3 la plus pertinente.

 

Commentaire :

 Depuis le courant des années 90, on sait de façon formelle que l’exposition aux écrans est préjudiciable aux très jeunes. Les écrans affectent toutes leurs fonctions cérébrales en plein développement : intelligence, imagination, langage, attention et motricité. Pour une raison simple que des études ont mise en évidence il y a longtemps : le cerveau ne peut pas traiter la masse d’informations, d’images et de stimulations qu’il reçoit face à un écran vidéo.

 

Selon Michel Desmurget ( "TV lobotomie" ) : Un dispositif expérimental, réalisé dans les années 2000, a montré que des enfants de 1 à 3 ans soumis à une présence télévisuelle d’arrière-plan (les enfants ne « regardant » pas la télévision directement) changeaient de jouet plus fréquemment, présentaient des schèmes (enchaînements d’actions) ludiques moins riches, affichaient des plages de jeux raccourcies et se révélaient moins concentrés durant ces plages.

Selon une étude réalisée en 2005, les enfants soumis à l’omniprésence audiovisuelle ont 3 fois plus de chances de ne pas savoir lire à la sortie du cours préparatoire 

 

Selon Céline Alvarez ( "Les lois naturelles de l'enfant" ) : Nous savons que l’exposition prolongée aux écrans détraque complètement le système attentionnel des enfants. Des centaines d’études scientifiques internationales nous mettent en garde. Plusieurs heures quotidiennes passées devant les écrans leur font perdre par ailleurs un temps précieux où ils pourraient être actifs et engagés dans des interactions avec l’adulte, et développer ainsi leur autre système attentionnel (dit exécutif), en réalisant des expériences actives qui les motivent. Ainsi, plus un enfant est exposé à ces perturbateurs attentionnels, plus il rencontre de difficultés à se concentrer ensuite dans la vie réelle.

 

Pour les plus grands, les effets négatifs sont désormais observés : diminution de la qualité de sommeil, dégradation de l’attention, échec scolaire, retards d’apprentissages, intolérance à la frustration. Et pour les jeunes, des études commencent à montrer l’impact catastrophique d’une surconsommation d’écrans sur leurs mœurs, leur santé physique et mentale.