5 façons de limiter votre utilisation d'Internet et de récupérer votre vie

Article de Rhiannon Lucy Cosslett dans le gardian - 09.01.2014

Traduit par Pierre Massot

Une étude révèle que les personnes qui réussissent dans leur carrière sont plus sujettes à une utilisation compulsive d'Internet, qu'elles sont davantage exposées à l'anxiété, à la dépression, et à l'isolement lorsqu'elles se connectent de façon obsessionnelle en dehors des heures de bureau.

Les résultats ont été une surprise pour les chercheurs, qui supposaient que les jeunes et les chômeurs seraient les plus exposés à la dépendance à Internet. Adolescente, je restais à bavarder sur MSN ou à mettre à jour mon journal intime, plein de poésie et de dessins faits maison au-delà de minuit alors que quand j'étais au chômage, je rafraîchissais constamment ma boîte de réception dans l'espoir que quelqu'un me jette un os.

Ce n'est que quand j'ai commencé à travailler que mon utilisation d'Internet est devenue incontrôlable. L'expression « Il faut aller dormir ! » est familière à tous les internautes, salariés ou non, mais j’en étais venue au point d’être en permanence à l’affût des News, et encore, sans trop me laisser aller ( Car mon petit ami chéri n’aurait plus été d’accord°.

 

Voici mes cinq conseils pour maintenir une vie en ligne saine. Maintenant je me suis récupérée. Peut-être vous le serez bientôt vous aussi.

 

1. PLANIFIEZ VOTRE TEMPS D'INTERNET

 

Ça a l'air profondément ennuyeux, je sais, mais à moins d’avoir une contrainte de temps, je m'efforce désormais de me déconnecter à 17.45 heures, heure à laquelle mon partenaire revient du travail. Ainsi il y a une séparation claire entre le temps professionnel et le temps à la maison. C'est la seule façon de maintenir notre relation. Si vos proches ne voient votre beau visage qu’à la lueur d'un écran, ça peut devenir une difficulté.

 

2. ACCEPTEZ DE NE PAS RÉPONDRE A TOUS LES MAILS

 

Un conseil simple, qui fut pour moi une révélation . L’accumulation de mails peut être une perspective très désagréable, mais quand vous acceptez l’idée qu'il est impossible de répondre à tout le monde si vous voulez vivre sainement, ça libère un temps surprenant. Moi qui procrastine de manière chevronnée, j'ai développé une petite étiquette « A répondre », que je mets sur les messages exigeant une action éventuelle de ma part. Ça ne sera pas forcément fait rapidement, mais ça me donne un confort rassurant.

 

3. DÉSACTIVEZ LES NOTIFICATIONS INUTILES

 

La première chose que je l’ai fait pour réduire mon utilisation d'Internet, ça a été de protéger mon existence quotidienne contre les notifications iPhone. En d'autres termes, j'ai mis fin au processus par lequel les mises à jour de Facebook, tweets et e-mails arrivaient directement sur mon mobile. C'était en partie pour éviter que des tweets m'accusent d'être une poubelle féministe, une journaliste de merde, qu’on me harcèle quand je suis à des cocktails, pourtant nécessaires dans ma profession.

De toute façon, toute personne qui a besoin de vous contacter de toute urgence, pour des raisons professionnelles, connait votre numéro de téléphone. Et c’est la même chose pour les amis et les relations.

 

4. ALLER VOUS PROMENER

 

Ma mère disait :  «Veille à sortir chaque jour de la maison ». Cela s'applique aussi à ceux qui sont au travail, comme à ceux commentent un débat politique houleux.  Si vous le pouvez, prendre un peu d'air frais vous aidera à comprendre que le monde extérieur existe et vous reprendrez vos activités avec une ardeur renouvelée.  Si vous ne pouvez pas sortir, faites une sieste à côté des radiateurs dans la salle de pause, disparaissez un bon moment aux toilettes ou prenez une tasse de thé.

 

5. RAPPELEZ-VOUS : CE N'EST QU'INTERNET !

 

Tout cela n'a pas vraiment d'importance. Ça peut sembler ringard, mais passer du temps avec des gens qui s'intéressent vous, qui vous font hurler de rire, c’est le meilleur antidote à la dépendance à Internet. C’est difficile de prendre au sérieux des choses comme les médias sociaux quand on vous envoie des messages du genre :  "LOL à ton super twitte ".

Ça fait voir les choses autrement quand on constate que s’en aller ne va pas empêcher le monde de tourner. J'ai récemment pris une pause d'un mois sur les blogs et Twitter. Quand j’y suis revenue, tout était pareil.

Il fallait ça, ou j'aurais détruit le routeur …

Et ça a marché

 

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